Par quoi commencer... J'ai d'abord envie de dire merci. Merci au handball pour tout ce qu'il m'a apporté pendant ces vingt années. Grâce à lui, j'ai pu me réaliser et chacun des moments qu'il m'a fait vivre, les bons comme les moins bons, m'ont vraiment comblé.
J'ai eu la chance d'aller au bout de l'histoire, au bout de mes limites. Je n'ai jamais vraiment anticipé la fin, mais je sais que j'ai très peur, après être passé sur le billard, de ne pas pouvoir revenir une dernière fois. Il fallait pourtant que je tienne parole, c'était un besoin, une nécessité.
Alors je dis aussi merci à mes amis de m'avoir accompagné dans cet ultime projet. Et merci aussi aux gars qui sont allés décrocher ce titre à Pékin. Grâce à Canal+, j'ai eu la chance de participer à ces JO de l'intérieur, de les vivre intensément. Et aujourd'hui, avec un peu plus de recul, je dois avouer que le moment où je me suis retrouvé à planer au dessus de leurs bras restera comme l'un des plus forts de ma carrière. J'étais juste venu les remercier du bonheur qu'ils avaient donné aux gens. Je ne voulais surtout pas m'associer à leur célébration, ni même les féliciter, ce n'était pas le moment. Mais c'était plus fort que moi, je me devais de leur dire mon admiration. Je suis leur plus grand fan.
En fait, je suis un fan de handball. De Niko. C'est le meilleur. Des filles aussi.
Je ne suis pas le seul à prendre de la distance avec l'activité. Quatre des plus méritantes sont, elles aussi, parvenues au bout du chemin. Vous m'avez souvent mis en lumière, mais elles le méritent autant que moi. J'ai vu leur tristesse à Pékin. Qu'elles sachent que je l'ai comprise, même partagée.
Voilà. Je ne sais pas si j'ai été assez précis... Je suis ému, c'est sûr.
Ah si, je voudrais ajouter autre chose ! Je voudrais dire merci... Juste merci.